Histoire
LA PASSION DU BIJOU EN HÉRITAGE
Lou woolworth, a repris il y a 6 ans le flambeau familial, dirigeant au-jourd’hui la Galerie Woolworth, au nom de sa mère Isabelle Subra Woolworth, qui en a elle-même hérité de sa propre mère Jacqueline Subra, initiatrice de cette lignée d’antiquaires il y a près de 60 ans.
Dans ses choix et bijoux exposés, Lou revendique un éclectisme très affirmé, un mélange des genres, des styles et des époques, savamment orchestré pour engager un dialogue cohérent et harmonieux entre chaque pièce choisie avec soin.
Elle s’est aussi donné pour mission de faire perdurer le travail entamé par sa grand-mère et sa mère avec les artistes qui contribuent en partie à la notoriété des lieux tels que Line Vautrin, Jean Després, Jacques Gautier, Goudji, Claude Lalanne, Catherine Noll.
DE MERES EN FILLES DURANT TROIS GENERATIONS
L'histoire commence au milieu des années 1960, dans le quartier Montparnasse à Paris. Jacqueline Subra, la grand-mère de Lou et la mère d'Isabelle, était une antiquaire autodidacte au talent exceptionnel. Elle créa à Paris une boutique unique qui connut un succès fulgurant. Curiosités, antiquités, meubles et une première sélection de bijoux témoignèrent de son œil exceptionnel et attirèrent rapidement une clientèle fidèle composée d'artistes, de créateurs et de stars de cinéma.
L'intérêt de la galerie pour les bijoux anciens remonte à ses débuts, lorsque Jacqueline et Isabelle, travaillant côte à côte, présentaient des bijoux Art nouveau et Art déco originaux, réalisés aussi bien par des joailliers moins connus que par les figures les plus importantes du domaine, comme René Lalique, Georges et Jean Fouquet, René Boivin et Cartier.
De Montparnasse, la galerie a déménagé au cœur de Saint-Germain-des-Prés, rue de Seine, dans les anciens bureaux de l'architecte et designer français Marc Held, où le magnifique escalier conçu par Held lui-même est toujours en place.
LINE VAUTRIN, UNE AFFAIRE DE FAMILLE
Jacqueline Subra et sa fille Isabelle Subra Woolworth furent également des pionnières dans le domaine des bijoux anciens. Elles jouèrent un rôle clé, notamment dans la redécouverte de Line Vautrin, célèbre créatrice française de bijoux et d'objets décoratifs qui connut un succès considérable à la fin des années 1930.
Line Vautrin, célèbre pour ses bijoux, créait également des « miroirs de sorcière » et des boîtes à bijoux en bronze – poudriers et piluliers – gravés d'inscriptions poétiques. Elle était aussi connue pour l'invention d'un nouveau matériau, le talosel, qui incarnait son savoir-faire particulier.
Line Vautrin a toujours occupé une place d'honneur dans la galerie, à travers les générations et les « goûts », et continue d'être représentée dans une vitrine spéciale dédiée à son œuvre.
Jacqueline et sa fille Isabelle ont constitué une collection exceptionnelle d'œuvres de la créatrice, notamment ses miroirs et ses boîtes, qui ont été vendus lors d'une prestigieuse vente aux enchères chez Christie's à New York en 2006.